Inde en ligne : le portail francophone de l'Inde

Paris
[ 21:32 ]
:: Découvrez l'Inde sous toutes ses couleurs ::
New-Delhi
[ 02:02 ]


Introduction
Histoire
Géographie
Population
Langues
Religions
Politique
Economie
Etats
Littérature
Cinéma
Musique
Cuisine
Médecine
Arts
Danses
Sports
Personnalités
Résumé
Liens


Quoi de neuf


Agenda
Articles
Interviews
Recettes
Vidéos
Parutions


Tourisme


Conseil aux voyageurs
Carnets de route


Contact


Annuaire
Qui sommes-nous?
Liste de diffusion
Contact






Arts

8 avril 2008


Résumé du 1er tome de Art de l’Inde par l’auteur Anne-Marie LOTH

CULTURE ET CIVILISATION URBAINE DE L’INDUS

La culture de l’Indus avec son site de Mehrgarh (sur l’actuel Pakistan), a été découverte à partir de 1974 par l’équipe française d’archéologues, dirigée par Jean-François Jarrige. Cette culture, qui a commencé vers 7000 avant J.C., s’étend sur plusieurs millénaires. Par ses progrès en matière d’habitat, d’agriculture, de sépultures et l’apparition de son élégante céramique peinte, comme de minuscules statuettes, elle annonce la civilisation urbaine de l’Indus.

Cette civilisation, durant laquelle la culture de l’Indus s’est assez longtemps prolongée, est déjà bien attestée approximativement vers 2500 av. J.C à Mohenjo-Daro. Toutefois, cette ville ainsi que d’autres, telle Harappa, furent très mystérieusement abandonnées aux alentours de 1800 avant J.C. Cette civilisation se caractérise par son sens de l’urbanisme, et au moins à Mohenjo-Daro, par celui de l’hygiène (salle d’eau, évacuation des eaux usées...). L’abondance des sceaux, généralement carrés, prouve l’importance du commerce et peut-être parfois, d’un sentiment religieux. Ces sceaux ou cachets révèlent un art animalier (zébu, unicorne, etc.) d’un beau réalisme et une écriture qui n’a pu encore être déchiffrée. Quelques statues endommagées, petites mais puissantes et stylisées, représentent, assez tardivement, peut-être des dignitaires.

Vers 1500 av. J.C.- ou avant selon certains - déferlaient et commençaient à s’implanter dans le Nord de l’Inde, les Aryens (qui également s’implantèrent dans d’autres pays tel l’Iran durant ce IIe millénaire av. J.C.). Leur contrée d’origine est incertaine, peut-être des steppes sibériennes ? Leur langue est le sanscrit et leur religion est de nos jours qualifiée de " védique " - on dit également le védisme - car l’ensemble de leurs textes les plus anciens (certainement longtemps oraux) se nomme, en sanscrit, le Veda, " Savoir ". On pense généralement qu’il a été rédigé dans la seconde moitié du IIe millénaire avant notre ère. Le RigVeda, par ses nombreux hymnes, nous fait connaître les dieux védiques dont les deux plus importants sont Indra, le dieu de l’Orage, et Agni, le dieu du Feu. Dans ces hymnes imagés, on demande souvent abondance et longue vie. Mais certains trahissent une peur de la mort et de la faute.

Au cours du Ier millénaire av. J.C., la religion védique évolue, du moins dans un milieu spirituel. Selon certains textes, dont les Upanishad védiques (présumées VIe - IIIe av. J.C.), ou croit en une Âme universelle, comme également à la transmigration (ou réincarnation) de l’âme individuelle, et l’on aspire à ne plus renaître. Au Ve siècle av. J.C., durant cette longue époque spirituelle, un grand maître dissident, d’origine princière, Siddharta Gautama, après être devenu un bouddha, " éveillé ", enseigna... Ainsi, celui que l’on nomme le Bouddha, parcourant la vallée du Gange, enseigna le moyen rigoureux de ne plus renaître, qui est basé sur la constatation de la douleur. Toutefois (selon la tradition orale) il ne parla pas d’âme. Il est le fondateur du bouddhisme qui n’est pas alors une religion, mais une éthique.

Un peu plus tard, les Upanishad védiques tendent à concilier le monisme (croyance en une grande Âme unique) et le théisme, voire parfois le monothéisme (croyance en un grand dieu unique). Vishnou et par ailleurs Shiva, apparaissent comme des dieux suprêmes, annonçant ainsi la religion hindoue et ses deux courants d’adeptes. Cette religion hindoue est héritière du Védisme qu’elle enrichit de croyances aborigènes.

Entre temps, Darius, roi perse, entreprit en 517 av. J.C. la conquête de l’Indus ; le bas-Indus au moins devint une province perse fort bien administrée. Toutefois, ce pouvoir fut renversé par le jeune grec Alexandre le Grand qui franchit l’Indus en 326 av. J.C. Après la mort d’Alexandre le Grand en 323 av. J.C., un Indien, Chandragupta chassa les Grecs, et avant ou après (les avis divergent) fonda la première dynastie impériale indienne, celle des Maurya.

LA GRANDEUR ET L’ART DES MAURYA

Leur capitale fut Pataliputra au bord du Gange, capitale prestigieuse qui fut décrite par l’ambassadeur grec Mégasthènes. Le plus grand empereur Maurya fut Ashoka (IIIe siècle avant J.C.) après qu’il se fut converti au bouddhisme. Son empire était immense (à l’exception de l’extrême Sud de l’Inde). Tolérant, il promulgua des édits et fit élever des colonnes de grès poli respectivement dans plusieurs lieux saints. Le chapiteau colossal de la colonne étant coiffé d’un animal, ou de quatre lions puissants, supportant une grande roue. Il offrit à une secte non bouddhique, l’excavation de temples rupestres, intérieurement en grès poli.

Durant le premier quart du IIe siècle avant J.C., la dynastie des Maurya fut renversée par celle des Shunga.

LES ENVIRONS DE L’ÈRE CHRETIENNE : L’ART NAÏF DES STÛPA ET LES CAVERNES BOUDDHIQUES

L’art bouddhique des environs de l’ère chrétienne nous a laissé deux types principaux de " monuments " : les stûpa, monuments funéraires et reliquaires hémisphériques (il y en eut déjà à l’époque Maurya), et les cavernes, temples et monastères. En bref, du grand stûpa ruiné de Bhârhut, il reste de nombreux reliefs (principalement courant du IIe siècle avant J.C.) de sa balustrade sculptée (et de son portail). Les vies antérieures du Bouddha et les épisodes de sa dernière vie y sont illustrés, sans que lui-même soit représenté : sa présence est suggérée par l’environnement ou un symbole. Il en est de même sur les reliefs des imposants portails (torana) du grand stûpa de Sanchi, reliefs datables de la fin du Ier siècle avant J.C. et d’une partie du Ier siècle après J.C. Très anecdotiques, ils révèlent l’architecture de cette époque : palais, temples, portes de ville, etc.

Les temples rupestres bouddhiques se situent dans le Deccan occidental. Les sites sont assez nombreux, offrant évidemment plus de monastères que de temples. Ainsi à Bhâja, le temple rupestre est unique, probablement du Ier siècle avant J.C. Son plan est absidial révélant une nef en berceau pourvue audacieusement d’une véritable charpente et des bas-côtés. Le monastère le plus séduisant par ses sculptures est surnommé Vihâra (monastère) du Soleil. D’autres sites plus tardifs rendent comptent de l’évolution de la façade du temple rupestre...

La moitié Nord de l’Inde (comprenant le Pakistan) subit partiellement encore des gouvernements étrangers. Celui des empereurs Kushâna ou Kushân (courant 2e moitié du Ier siècle de notre ère au milieu du IIIe siècle environ) fut particulièrement important et tolérant envers l’hindouisme et le bouddhisme. Sous leur gouvernement apparurent aux I-IIe siècles les premières sculptures des dieux hindous (Vishnou, Shiva, Agni, Indra, le dieu Soleil, les déesses Lakshmî et Sarasvatî) par les hindous, et par ailleurs les premières " images " du Bouddha. Tous et toutes levant presque toujours la main droite, peut-être alors dans un geste de bénédiction. Ces sculptures apparurent principalement dans la région de Mathurâ (au Sud de Delhi), région où les sites bouddhiques prédominaient. Toutefois, dans l’Est du Deccan, en Andhra Pradesh, les sculptures, en marbre blanc des stûpa de " l’école " d’Amarâvati n’ont représenté le Bouddha qu’à partir de la seconde moitié du IIe siècle, mais pas toujours.

PRÉLUDES ET DÉBUTS DE L’EPOQUE CLASSIQUE

Dans le Nord de l’Inde, sous la dynastie indienne des Gupta (de 320 à la première moitié du VIe siècle où leur pouvoir est devenu dérisoire) se développa principalement au Ve siècle, un art rupestre hindou aux sculptures encore naïves (ainsi la caverne 6 de Vishnou à Udayagiri dans le Madhya Pradesh) mais également un art bouddhique. À Sanchi le petit temple 17, bouddhique et présumé du début du Ve siècle est déjà construit totalement en pierre mais son sanctuaire précédé d’un porche présente un toit apparemment plat... Les sculptures du Bouddha, qui le montrent généralement la main droite dans un geste de paix (abhaya), atteignent leur apogée dans la seconde moitié du Ve siècle, principalement dans " l’école " de Sârnâth. Le corps du Bouddha, alors debout ou assis enseignant, est à la fois d’un style classique (par ses belles proportions) et idéalisé.

Dans le Deccan occidental, le site rupestre d’Ajantâ, qui est bouddhique, s’enrichit aux Ve et VIe siècles de nouvelles cavernes qui s’inscrivent dans le bouddhisme du Mahâyana " grand moyen de progression " au caractère religieux. Les cavernes sont le plus souvent de vastes monastères dont la véranda à colonnes et la grande salle commune sont (ou étaient) couvertes de peintures aux tons chatoyants et dont le style rappelle quelque peu celui de l’art Gupta (cavernes 16, 17, 1 et 2). Dans les temples (caverne 19 et 26) la charpente est imitée dans la roche.

Au VIe siècle, les temples hindous de la moitié Nord de l’Inde sont généralement construits en pierres sèches (sans mortier) ce qui devait se perpétuer, et le toit du sanctuaire tend déjà à s’élever...

L’ÉPANOUISSEMENT DE L’EPOQUE CLASSIQUE : LES GRANDES CAVERNES ET LES PETITS TEMPLES HINDOUS

Dans le Deccan occidental, certains sites un peu plus tardifs que celui d’Ajantâ, mais difficilement datables (2e moitié du VIe - VIIe siècles) révèlent des plans divers et certaines sculptures puissantes et colossales. Il en est ainsi au site bouddhique d’Aurangabad où les bodhisattva, ou intercesseurs, sont colossaux ! Au large de Bombay, dans le temple rupestre hindou (au plafond plat) de l’île d’Élephanta se dresse un buste gigantesque au Shiva dont les trois têtes évoquent trois de ses formes : celle, médiane, de grand dieu ascète, et latéralement, ses formes féminine et terrible. Dans la même caverne se dresse colossal, Shiva " à demi-féminin ".

Non loin d’Aurangabad, le site d’Ellora se partage en cavernes bouddhiques (caverne 1 à 12 incluse), et en belles cavernes hindoues, dont les cavernes 14 et 21 (la caverne 15 et le temple monolithe de Shiva datent du VIIIe siècle, les deux dernières cavernes étant jaïnes et les plus tardives). Plus au Sud dans le Karnataka, au site de Bâdâmi, trois temples rupestres hindous, excavés sous la dynastie des Châlukya, participent à ce sens du colossal (qui répond à une certaine hiérarchie). De fait dans la grande caverne 3 de Vishnou, consacrée en 578, seul Vishnou, notamment dans certains des ses avatars - ses manifestations - est immense (plus de 3 mètres de haut). Il en est de même cependant de Hari-Hara, image composite de Vishnou-Shiva.

Dans le Sud-Est, les temples rupestres du Tamilnadu, principalement ceux du dieu Shiva, possèdent une ou plusieurs cellas. Les plus beaux de ces nombreux temples, parfois peu grands en, fonction de la taille du rocher, se situent à Mahâbalipuram, lieu prestigieux (et ancien port) dû au roi Narasimha, dit Mâmalla (630-670), de la dynastie des Pallavu.

S’ouvrant sur d’élégantes et fines colonnes à chapiteau, la caverne à trois cellas, surnommée " Mahishamardinî " est en fait une caverne de Shiva. Ce dieu, sculpté sur le mur du fond avec son " épouse ", occupe la cella médiane, précédée, dans la salle même, d’un petit porche dont les deux colonnes sont chacune animées par un lion assis. Sur une des parois latérales de la salle, la déesse Mahishamardinî chevauchant son lion combat le démon-buffle qui ici n’en a que la tête. Selon le mythe, qui est allégorique, cette déesse est la personnification des énergies de divers dieux.

Plus séduisante encore, la modeste caverne de " Varâha 2 " n’offre qu’une seule cella, mais la petite salle s’ouvre sur l’extérieur par des colonnes dont toute la partie inférieure du fût est remplacée par un lion cornu, assis. À l’intérieur, au fond, de part et d’autre de la porte de la cella, apparaissent respectivement la déesse LakshmÎ (déesse de la richesse, de l’abondance) et la froide Durgâ. Sur les parois latérales sont illustrés deux avatars de Vishnou dont celui du Sanglier (Varâha) qui vient de sortir des eaux la déesse Terre. Citons encore la caverne de la Trimûrti et le rocher sculpté " du Gange ", tout animé d’animaux, de personnages, d’ascètes tournés avec dévotion vers le fleuve, admirablement suggéré.

Toujours à Mahâbalipuram et au VIIe siècle, se dressent, entre autres, cinq temples monolithes, appelés abusivement " ratha " (chars) dont quatre sont alignés, deux d’entre eux étant inachevés. Tous sont d’obédience shivaïte, à l’échelle humaine, et par ailleurs, de plans divers. Cependant, si l’on excepte le petit sanctuaire carré de la déesse Durgâ qui suggère par son toit une jolie hutte ouvragée, les autres temples ont en commun de révéler un style typique du Tamil Nadu : le style dravidien. Ce style, qui a probablement existé auparavant sur des temples en matériaux périssables (dont la brique), devait se perpétuer. Il se caractérise principalement par la bordure des toits, bordure rythmée d’édifices " en réduction ", les uns de plan carré, aux angles du bâtiment, les autres rectangulaires au toit en berceau, des galeries plus basses les unissant... En principe, ces divers édifices-miniatures répondent, du moins pour le sanctuaire, au rythme de ses murs (ou de ses parois, ici à l’Arjuna-ratha) animés de ressauts. Autre caractéristique : le toit du sanctuaire est étagé, et son ou ses étages de surfaces décroissantes présentent les mêmes bordures de minuscules édifices. Au Bhima-ratha cependant, l’étagement est remplacé par l’imitation d’un long édifice.

Dans la moitié Nord de l’Inde, les temples tout en pierre, sont d’un style différent. Le style " du Nord ", qui s’étend également à l’Orissa sur la côte orientale, donne au toit du sanctuaire une forme élancée aux arêtes curvilignes, toit appelé shikara " flèche ". Le toit en pierre, creux et voûté intérieurement en encorbellement, est surmonté de divers éléments d’un faîtage. Chacun des trois murs du sanctuaire offre un large ressaut médian abritant une niche et une divinité. Le ressaut médian se répercute sur le toit élevé. En Orissa seulement, le temple est déjà doté d’une salle oblongue pour les fidèles.

Le petit temple de Shiva à Bhubaneshvar, mal surnommé Parashurâmeshvara, est ouvert à l’Ouest. Par ses deux rangs de piliers, cette salle est divisée en une allée médiane, légèrement surélevée, et deux bas-côtés dont le toit est en pente, comme il en est également vers la façade. Cette dernière possède de part et d’autre d’une petite porte, deux fenêtres dont les écrans ajourés révèlent des danseurs et musiciens finement et naïvement sculptés. Tous les murs sont couverts de reliefs décoratifs ou iconographiques. Quant au sanctuaire, coiffé de son imposant shikhara, il a déjà, sur chacun de ses trois murs, trois niches, dont la principale, médiane, abrite un fils de Shiva ou, à l’origine, un aspect de la grande déesse (au Nord).

Dans le Karnataka, sous la dynastie des Châlukya, les temples sont également construits tout en pierre et en principe composés d’un sanctuaire, d’une salle (mandapa) et d’un porche. Ils sont très divers, notamment par leurs styles. Les uns sont de style dravidien (certainement emprunté au Tamil Nadu) tel le Malegitti Shivalaya à Bâdâmi, présumé du VIIe siècle. Les autres empruntent au style " du Nord " principalement la forme particulière du toit du sanctuaire. Il en est le plus souvent ainsi au site d’Aihole. Toutefois dans ce site, certains temples ont un style local. Quoi qu’il en soit, les plus beaux temples Chalûkya présentent sur la face ou les faces extérieures des piliers du porche, de hauts-reliefs de couples, de génies aborigènes notamment. Souvent alors, des banquettes basses relient ses piliers, conférant un charme intimiste à ces temples, tel le Durga et le " Lad Khan " à Aihole, datables du VIIe siècle.

LE VIIIe SIÈCLE : APOGEE ET FIN DE L’EPOQUE CLASSIQUE

Dès lors, on voit apparaître dans diverses régions quelques temples, de taille imposante, dont l’iconographie est plus riche qu’auparavant. Dans le Nord du Tamil Nadu, toujours sous la dynastie des Pallava, on construit dès lors en pierre, ainsi à Mahâbalipuram, le temple du rivage (fin VIIe ou début VIIIe siècle), et à Kanchipuram, le dit Kailâsanâtha, lui aussi un temple de Shiva. Le temple, construit par le roi Râjasimha (695-722), est entouré d’une enceinte. Le temple même comprend un sanctuaire entouré d’un déambulatoire aveugle, lui-même ponctué de chapelles rayonnantes, et un mandapa qui, à l’origine, était séparé du reste du temple. Parmi les nombreux hauts-reliefs de ce dernier, celui de Shiva, grand yogin, est spécifique de l’iconographie du Tamil Nadu. Les pilastres du temple, y compris ceux de l’extérieur de l’enceinte, sont animés de lions cornus dressés mais patauds. Ce temple était certainement polychrome comme en témoignent quelques vestiges de peintures sur les murs intérieurs de l’enceinte tapissés de très petits temples. Dans le Karnataka, alors que le Châlukya Vikramâditya II (733-744) avait admiré le Kailâsanâtha de Kânchîpuram, s’élevèrent ensuite à Pattadakal, deux grands temples de Shiva de style dravidien commandés par les deux épouses du roi Châlukya. Le premier, le dit Virûpâksha, fut construit précisément par un architecte venu du Sud (donc du Tamil Nadu). L’iconographie de ce temple, dont certains traits sont cependant Châlukya, met en valeur les dieux !Shiva et Vishnou et leur forme composite Hari-Hara. Ce temple est entouré lui aussi d’une enceinte.

Dans le Mahârashtra, à Ellora, le Kailâsa (2e moitié du VIIIe siècle) est un prodigieux temple monolithe de Shiva dont le plan surélevé s’inspire de celui du Virûpâksha de Pattadakal. Dans " Le Nord ", on retient particulièrement à Osiâ (Râjasthân) le temple de Vishnou surnommé le Hari-Hara I qui, bien que petit, est un temple microcosme.

Anne-Marie LOTH


Mots-clés :





Dans la même rubrique :


Et si vous nous rejoigniez ?

Vous êtes passionné(e) par la culture indienne, vous souhaitez faire partager votre passion à tous les amoureux de l'Inde dans le monde francophone.
Nous recherchons des bénévoles actifs ayant un don pour la plume, des spécialistes de la communication, des web reporters, des développeurs, des graphistes...
Inde-en-ligne.com géré par l'association éponyme oeuvre depuis 2003 à la promotion d'une image novatrice de l'Inde en France entre tradition et modernité.
Si vous souhaitez nous rejoindre, merci de nous faire part de vos motivations en complétant le formulaire de contact avec vos coordonnées.


Google







Google+
Inde en lignesur Google+



Taux de change
1€=72.4575 INR


Inscription à la lettre d'information d'Inde-en-ligne.com



Inde en ligne
Ajouter à vos Favoris


Avec le soutien de
Gandi


© 2003-2015 - INDE-EN-LIGNE.COM ® - Tous droits réservés
Disclaimer